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Un prix pour Alger sans Mozart !
@ 11.04.2013 – 21:16:19
Nous avons le plaisir de vous communiquer le résultat des votes des lecteurs du Languedoc Roussillon et de Toulouse & région.
Ainsi que nous vous l'avions annoncé, ces derniers devaient se prononcer avant le 5 avril dernier sur les cinq titres sélectionnés, soit pour rappel :
"Hôtel Miranda" Iman Bassalah
"La Compagnie des Tripolitaines" Kamel Ben Hameda
"Alger sans Mozart" Michel Canesi et Jamil Rahmani
"L'ampleur du saccage" Kaoutar Harchi
"Le porte monnaie" Ali MansourLe prix Coup de Coeur 2013 a été attribué à ALGER SANS MOZART.
Il sera remis par Michèle Rodary, notre présidente de section Languedoc Roussillon, à Michel Canesi et à Jamil Rahmani, le dimanche 9 juin à 17 heures dans le cadre
de la Comédie Du Livre qui se déroule à Montpellier les 7, 8 et 9 juin et qui est dédiée cette année aux Littératures contemporaines du Maghreb.La cérémonie se déroulera dans le petit chapiteau dédié à l'Association Coup de Soleil, partenaire de ce salon du livre spécifique.
Alger vers 1845 -
Alger sans Mozart et le Djurdjura...
@ 31.03.2013 – 16:16:55
Alger sans Mozart, Louise face au Djurdjura enneigé...
"L’air est très pur aujourd’hui, on voit l’Atlas et, au-delà, le Djurdjura couvert de neige, il a beaucoup plu cette année, les récoltes seront bonnes. Je suis assise dans la bibliothèque, j’ai le huitième cahier de mon journal entre les mains, je ne sais pas quoi écrire, je n’ai pas retrouvé mon stylo Parker plume en or offert par Kader pour mes cinquante ans, j’ai entre les doigts un stylo bille Sonelgaz, de la Société Nationale de l’Énergie et du Gaz.
Sur les rayons, des manuscrits arabes, des traités du dix-neuvième siècle sur les mœurs et coutumes des nouvelles colonies, Les voyages d’Ibn Batouta, quelques volumes au titre rebutant, Chrestomathie arabe, je n’ai jamais eu le courage de les ouvrir. À la fin des années quatre-vingt je n’ai plus acheté de livres, on ne trouvait plus grand chose dans les librairies d’Alger : baisse des prix du pétrole, crise économique. La littérature française des années quarante jusqu’aux années soixante dix est très bien représentée, après plus grand chose... Avec le temps, j’ai perdu le goût de lire ; Christine aurait pu m’envoyer ce que je voulais de Paris, mais c’est ça aussi vieillir : se désintéresser, rétrécir. Ces livres sont familiers, ils font partie de ma vie comme les immeubles aux noms désuets qui m’entourent : Lafayette, Aérohabitat, Algéria, Maurétania, Foyer Universitaire Algérois.
Ils me rassurent ces bouquins, ils ont tous une histoire... Les raisins de la colère... J’irai cracher sur vos tombes... offerts par Kader avant l’indépendance, des revanches par procuration sur la société coloniale. Siegfried et le Limousin, j’ai adoré l’histoire d’amitié entre deux adolescents à la veille de la Grande Guerre. L’allemand offrant au français de temps à autre, en gage d’amitié, les cantons de l’Alsace perdue. Rapolstwiller, Ribeauvillé... Moi, j’ai tout donné à Kader par amour, jusqu’au plus petit douar de l’Algérie française..." -
Lundi 21 janvier 2013 à 19H30 soirée littéraire dans le 11ème
@ 20.01.2013 – 14:17:31
"JUSQU'À LA LUMIÈRE" :
Lundi 21 janvier 2013 à partir de 19H30 au Leupaleup
57 rue de la Fontaine au Roi dans le 11ème à Paris, lecture d'extraits de romans à venir.
Michel Canesi et Jamil Rahmani lirons deux passages de leur roman à paraître "Jusqu'à la Lumière" .
D'autres auteurs partagerons des romans en cours d'écriture. Vous pourrez commander boissons et nourritures terrestres...Le port d'Alger,
Albert Marquet
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Brunch littéraire samedi 19 janvier 2013 à l'ICI
@ 14.01.2013 – 22:53:34
Nous serons le samedi 19 janvier 2013 à l'Institut des Cultures d'Islam de Paris pour un brunch littéraire à partir de 12h. Nous présenterons Alger sans Mozart et Rédha Souilamas parlera de son essai : La couleur du bistouri.
Institut des Cultures d'Islam : 23 rue Léon, 75018 Paris
Téléphone : 01 53 09 99 84La promenade,
Émile Aubry -
Un balcon sur Alger
@ 12.01.2013 – 13:02:41
Alger sans Mozart, Louise sur son balcon :
"Quand le soleil se couche, l’obscurité gomme les plaies, Alger d’avant renaît, fardée, travestie de souvenirs. Je pose un disque de Mozart sur le plateau du vieil électrophone, allume une cigarette et m’accoude au balcon. La balustrade est encore chaude, les martinets piaillent dans leurs nids, la ville s’apaise.
Face à moi, les montagnes de l’Atlas parsemées d’incendies.
Les paysans n’enflamment plus les forêts, c’est l’armée algérienne qui débusque les terroristes. Mes yeux descendent lentement sur la ville : les lumières du Cap Matifou à gauche, à droite celles de la Route Moutonnière, orangées...
Alors, attisés par la musique, les souvenirs affluent..."Raoul du Gardier, un balcon sur Alger :
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Alger sans Mozart, Louise au Rowing Club d'Alger
@ 15.12.2012 – 10:46:30
J’aimais Kader, j’aimais Alger. J’ai le souvenir d’un bonheur fou, distant, flou. Film amateur d’une vie rêvée, saccadé et grésillant, auquel j’aurais volé les plus belles images pour meubler mon interminable présent.
Mais qui tenait la caméra ?
Le Diable, assurément…J’ai trente-cinq ans, je suis au Rowing Club, au pied d’Alger la sublime, écrin vert et blanc pour une mer bleu ardent. Allongée sur la dalle de béton brûlant de la jetée, lestée par la chaleur, je frissonne de plaisir. Kader s’est endormi là-bas sur une serviette jaune. Cette nuit sa peau contre la mienne, sa bouche sur la mienne, je suis heureuse.
Je me lève, du soleil plein les yeux. La mer palpite dans la lumière, je secoue la tête, volupté d’une chevelure lourde imprégnée d’huile de karité. Elle couvre mon visage, écran sombre sur l’outremer.
Trois adolescents au bas des rochers, ils tournent la tête et me regardent plonger. Plongeon parfait, ils applaudissent :
- Tu as vu, elle est canon...
Je souris.
Je crawle sans effort, mue par un sentiment dérisoire de puissance. Dans l’eau froide, tétanisée, je ne suis que muscles dans une enveloppe glacée, je ne suis que volonté. Cap vers le large. Fatiguée, je fais la planche, ludion entre deux densités de bleu. J’entends le bruit des vagues sur la jetée, assourdi.
Des cris lointains, un homme, debout, fait de grands gestes, j’entends des bribes : Viens... reviens... Louise ! Kader s’inquiète. Je nage vers lui, agrippe la vieille échelle de métal rouillée et sors de l’eau, intacte, bronzée et scintillante dans la lumière tendre d’une fin d’après midi d’automne.
C’est peut être là que tout s’est corrodé...
Les gouttes de mer tombent sur la pierre chaude, elles s’évaporent très vite, laissant une fine empreinte de sel. Il s’écrie :
- Tu es folle, Louise !Oui, j’étais folle, folle de croire que tout pouvait durer toujours.
J’avais oublié l’imparfait.Le Port d'Alger,
Louis Benisti
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Alger sans Mozart au salon du livre historique de Levallois
@ 24.11.2012 – 18:12:34
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